Utilisation des produits anti-poux en traitement

Publié le : 25 janvier 2020 par Béatrice Terech

Notre comportement face aux infestations de poux a une influence sur leur développement - Impact sur la population des poux

Le comportement habituel depuis de nombreuses années est le suivant :

1 – En cas de démangeaisons (les démangeaisons sont dues à la salive du pou qui est déposée sur le cuir chevelu lorsqu’il se nourrit. Sa salive est allergisante, d’où le grattage lorsqu’il y a beaucoup de poux sur la tête)  : contrôle de la tête avec un peigne fin, » et (ou) recherche de lentes dans les cheveux à « l’œil nu » (à ne pas confondre avec des pellicules…) (Voir rubrique « Lentes°)

2 – -Si le contrôle révèle la présence de poux, il est procédé à l’application d’un produit anti-poux.

Dans ce cas la tête a été contaminée par 1 pou environ 1 mois et demi avant l’apparition des démangeaisons ; pendant 1 mois et demi le pou s’est développé en pondant, ses pontes ont libéré des nymphes qui sont devenues adultes environ 12 jours après leur naissance, et se sont reproduites entre elles. La tête s’est retrouvée infestée par des centaines de poux avant que les démangeaisons n’apparaissent, et après que la tête ait contaminé des dizaines d’autres têtes autour d’elle.

Ainsi la contamination qui au départ a commencé avec 1 seul pou sur une tête a mené à une infestation massive.

A NOTER : Le traitement n’intervient qu’à compter de l’infestation massive, c’est-à-dire 1 mois et demi après la contamination.

Or, depuis l’apparition des produits anti-poux à appliquer en traitement, le peigne à poux a été relégué à la seule fonction qui consiste à enlever les poux « morts ».

Ce qui n’a pas toujours été le cas. En effet, nos arrières grands parents utilisaient le peigne à poux, régulièrement. Des séances d’épouillage existaient par exemple en Bretagne (immortalisées sur des cartes postales).

Le peigne à poux était donc utilisé le plus souvent en contrôle,  comme un geste hygiénique régulier et préventif, sans attendre la détection de poux sur une tête, et chaque pou trouvé et enlevé représentait des centaines de poux à venir évités.

Et nombreux sont ceux qui, nés, et ayant vécu dans les générations précédentes, peuvent témoigner ne jamais avoir connu d’infestations de poux. Ils ont bénéficié de la pratique du peignage qui avait toujours existé.

Dès l’abandon de l’usage du peignage régulier (qui stabilisait la population des poux) au profit des produits anti-poux (qui n’interviennent qu’après l’infestation) la population des poux a explosé et ne cesse d’augmenter.

Bien qu’aucune étude ne vienne étayer cet état de fait, le simple bon sens peut nous convaincre qu’il existe tout de même une relation de cause à effet.

Si la pratique du peignage est à nouveau intégrée dans notre rituel de toilette au même titre que le brossage des dents, la courbe de la population des poux ne pourra, logiquement, que « s’infléchir ».

Avec les poux la solution est simple et consiste à interrompre le cycle de reproduction du pou naturellement. Cette solution bien que simple apporte les résultats attendus, plus vite et plus efficacement que n’importe quel produit qui pourrait être créé, et contre lequel le pou deviendra résistant.

Le pou n’aura aucun moyen pour lutter contre  les effets du peignage qui interrompt son cycle, et fait cesser son développement.

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